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" Nous avions décidé, mon mari et moi, de changer d'appartement. Nos deux enfants grandissaient et désormais, il nous fallait plus d'espace. Petites annonces, visites dans les agences immobilières, j'emploie les grands moyens pour chercher notre nouveau nid. Un jour enfin, après en avoir visité plusieurs, je trouve l'appartement de mes rêves : spacieux, lumineux, donnant à la fois sur un jardin et sur une petite cour, donc a priori très calme, et qui plus est, à deux pas de l'école des enfants.
Le jour du déménagement, épuisés, nous nous couchons à minuit. Pas de doute, après un sommeil récupérateur, nous serons prêts, dès le lendemain matin, à affronter ce qui attend celui qui change de pénates : rangements, petit bricolage... Or, la nuit ne se déroule pas aussi sereinement que prévu. A trois heures du matin, un énorme bruit de chasse d'eau me réveille - j'en suis certaine, les chutes du Niagara ne sont pas plus bruyantes ! Je me rendors. Une heure après, le même vacarme se reproduit, suivi de pas qui résonnent fortement sur le parquet. Et ce jusqu'à sept heures du matin où l'occupant (ou peut-être l'occupante ? du dessus part en claquant la porte.Il est temps de nous lever : la nuit a été courte. Toute la journée, c'est le calme parfait. Un faux espoir me fait espérer que le vacarme de la nuit passée n'est qu'exceptionnel. Peut-être le locataire du dessus était-il malade ? Impossible de le savoir. Ce que je sais, en revanche, c'est que les mêmes bruits se répètent toutes les nuis qui suivent. Au bout d'une semaine, je me sens épuisée, énervée. J'ai du mal à supporter les enfants, l'énergie me manque pour affronter les tâches quotidiennes : travail, courses, repas...
Un bruit pernicieux
Renseignements pris auprès de la concierge, le monsieur du dessus -je connais désormais le sexe du perturbateur - est un homme charmant. Il se couche tôt et se lève dès potronminet pour se rendre à l'hôpital où il travaille. Mais un homme aussi affable devrait comprendre que certains bruits gênent les locataires du dessous, surtout la nuit. Je glisse donc une missive très aimable dans sa boîte aux lettres, persuadée que tout va s'arranger.
Ce soir-là, je me couche confiante. Erreur ! Sans doute piqué au vif, notre voisin du dessus ne sait pas quoi inventer, toujours à partir de trois heures du matin, pour perturber notre sommeil. Excédée, je lis jusqu'au lever du jour dans le salon. Que faire ? Porter des boules Quiès ? Je n'en ai pas envie et je crains
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